Second CR de débat

Débat sur le thème « Comment transformer le changement ?»

Discussion-débat dans le cadre du mouvement « démocratie réelle »
lors de la journée du 02 Juin à Aix en Provence

Cette question peut ne pas être comprise au premier abord. Elle est volontairement travaillée pour paraître absurde, se plaçant dans la dénonciation du changement promis par tous mais réalisé par personne. Nos hommes politiques sont chacun, plus les uns un que les autres, acteurs d’un changement qui ne fait que repeindre la façade de notre système (économique, social, politique).
Comment fait on pour transformer le changement, pour que le changement soit nôtre et que l’avenir porte nos idéaux ?

« Aujourd’hui, le changement ne semble pas possible par le vote. » Un moyen que l’on peut par contre utiliser est la consommation. Nos choix de consommation peuvent être porteur de transformation sociale. L’économie est dépendante de nous. Si on arrête de consommer, tout s’arrête. Pour transformer la société, il faut que chacun apprenne à séparer ses besoins fondamentaux des besoins superflus.

« La question qu’il faut se poser, c’est quoi changer, avant de se dire comment. » Une des réponses à donner, c’est qu’il faut changer l’économie. Le tiers-monde meurt/subit notre économie.

« Et si on éliminait l ‘Euro ? » Depuis que l’Euro est en place, les prix on été multiplié par 4.

« Ce n’est pas imaginable. » D’abord, ce n’est pas lié à l’Euro si les prix ont augmenté.  Ensuite, ce serait une catastrophe de sortir de l’Euro.

« Il faut réapprendre à rêver » On nous dit que bien des choses sont impossibles mais c’est avant tout pour nous placer des œillères. La première étape de nos réflexions doit être l’imagination. La construction de modèle réaliste vient après seulement. Si on ne rêve pas, on ne peut pas sortir du système. On est dans un monde où on doit tous avoir plus. Pourquoi est-ce alors inimaginable d’avoir plus de sécurité sociale, plus de soin, plus d’éducation ? Il faut sortir des sentiers que l’on nous bâts.

« Le manche est du côté de l’égoïsme. » Il faut trouver une société dans laquelle tout le monde ait sa place.

« Il y a un désintérêt de la politique car elle ne génère plus d’espoir. » A qui donner le pouvoir ? A nous, c’est évident. Il faut un projet de société. Les gens n’adhèrent plus au système.

« Il ne faut pas nécessairement des revendications. » Les révolutions arabes ne se sont pas faites en proposant des alternatives, elles n’avaient pas de revendication propre. La question est comment prend-on le pouvoir ? Qui a intérêt aux changements ? On ne peut pas nier qu’il existe des convergences d’intérêt entre des classes. Il faut prendre le pouvoir à ceux qui l’ont, à l’oligarchie.

« On ne peut pas dire que les révolutions arabes n’avaient pas de revendications » Il y avait dans ces mouvements une volonté explicite de liberté et de démocratie.

« Si les Tunisiens prennent pour exemple notre démocratie, ils vont être déçu. »

« Par le passé, l’association ATTAC a développé des idées très intéressantes ». Tous n’est pas a créer, beaucoup de gens ont déjà réfléchi à la question. Autant s’intéresser à ce qu’ils ont fait plutôt que de repartir de zéro.

« Les dirigeants n’ont pas intérêt aux changements » Pour avoir notre mot à dire, il va y avoir une lutte. Dire que les politiques sont pourris, c’est les aider. Le moyen de transformer le changement c’est de réunir les partis de classe. Les dirigeants ont conscience de leurs intérêts. Il faut que l’on ait conscience des nôtres.

« Il faut avoir des revendications derrière le changement. » Lors de la révolution tunisienne, ils avaient des revendications… Ils ne pouvaient pas se réunir à 3 là-bas. Ici, il faut être conscient d’où on part et évoluer petit à petit. A chaque révolte, on va plus loin.

« Attac a ses limites. » A la base, l’association a été crée par des gens venant d’horizons politiques différents (syndicats, partis politiques, société civile…). A la base, on ne pensait pas que ça pourrait prendre une telle envergure et l’association n’a pas été pensée de façon à ce qu’elle puisse croître suffisamment.

« Ce n’est pas seulement aux opprimés de se révolter. » C’est aussi à ceux qui sont en situation de compassion avec eux. C’est à partir du moment où on désire autre chose qu’on l’obtient. On est dans un état de pourrissement de la classe politique, il faut changer.

« Il y a deux grands états dans les classes sociales ». La classe « en soi » correspond à une situation dans laquelle les individus d’un groupe ont les mêmes intérêts. La classe « pour soi » correspond à une classe « en soi » dans laquelle les individus se reconnaissent en tant que classe (conscience de classe). Trois désirs fondamentaux comme revendications : la justice sociale, l’égalité et le progrès social.

« Le droit de vote montre ses limites. » Il faut reprendre du plaisir dans la décision politique. On a besoin de chose hors de la raison. De désirs et de plaisirs. Il faut créer un rapport de force autrement.

« A 42 ans, c’est ma première participation à une assemblée générale locale. » Ce qui me plaît, c’est que tout le monde a la capacité de s’investir. Rien que le fait de parler à des inconnus, c’est une excellente chose. C’est le début de la démocratie participative. Il faut apprendre aux gens la rencontre et la discussion. Le mouvement ne doit pas être porteur d’un programme.

« Il faut sortir de la logique économique. » Il faut valoriser autre chose. L’économie découle de la politique, il faut donc privilégier la politique.

« Il ne doit y avoir personne au pouvoir. »  Toutes les idées doivent être écoutées. On doit vivre dans un fourmillement collectif d’idée. Tout le monde peut apprendre à diriger. C’est le peuple qui doit être au pouvoir.

« L’essentiel est de discuter… Oui et Non. » Il y a un indignement globale. Il faut que quelque chose sorte de ce mouvement. J’aime l’élan fraternel du mouvement. On lance un appel aux forces de l’ordre d’être au service du peuple.
On peut profiter de ce jour pour réfléchir à des revendications.

« On peut prendre la mairie. » Pas par la force mais par la voie du peuple en se présentant aux prochaines élections. Les élections au niveau national semblent complètement inaccessible par leurs envergures. Une élection comme celle de la ville d’Aix semble plus envisageable. Il faudrait faire campagne en promouvant la démocratie la plus directe possible. Si jamais nous sommes élus, on pourrait mettre en place des assemblées de quartier qui pourrait prendre de vrais décisions. On les doterait d’un budget participatif pour que ces décisions puissent vraiment aboutir sur quelque chose. Il y a des villes où le budget participatif correspond à la moitié du budget de la ville.

« Il faudrait qu’il existe à Aix une agora, un lieu d’échange et de partage. » Un lieu comme celui-ci mais qui soit permanent et couvert. Un lieu où l’on puisse se réunir. Et des salles de réunion à disposition pour les associations.

« Un moyen de suivre la politique d’une ville est d’assister au conseil municipal ». On peut ainsi suivre toutes les décisions, ce n’est pas opaque. On ne peut toutefois pas intervenir.

« Il y a une distorsion entre l’oligarchie et le reste de la population. » On a pas la parole et on veut s’exprimer.

« Pour avancer, il faut un débat contradictoire. » On est conscient qu’on veut autre chose, on sait pas encore quoi précisément. Les différentes utopies n’ont jusqu’ici pas fonctionné. La chose essentielle est de débattre. Il faut essayer de s’éclairer.

« Il faut tout changer d’un coup. » Le peuple en entier doit avoir le droit de choisir. De partager les bonnes idées. Les idées sortent du peuple. Il faut l’écouter.

« Notre expérience est inédite aux yeux de tous le monde. » Le manifeste espagnole parle de la rue comme d’un lieu légitime pour exercer notre démocratie. Nous devons nous aussi écrire un manifeste, une production réalisée par tous.

« L’exemple des Assemblées de Quartier existe déjà. » Les ville de plus de 10 000 habitants sont obligées de créer des Assemblées de Quartier et ça ne fonctionne pas. [ndlr : après recherches, ce sont les villes de plus de 80 000 habitants qui sont obligées ; ces assemblées sont consultatives]. Il faut faire comprendre que la politique, ce n’est pas chiant. Ce mouvement doit donner envie de particper.

« Le seul programme que l’on peut présenter, c’est la parole pour tous. » L’indignation doit représenter la fin de l’indifférence. »

« L’histoire est cyclique. » On ne se rappelle malheureusement pas des erreurs du passé et c’est pour ça que l’on arrive pas à évoluer. On va même jusqu’à supprimer l’Histoire en terminale pour la filière scientifique ! Lors de la crise de 29, le protectionnisme a eut pour conséquence un repli sur soi général et une tension mondialisée.

« La représentation nationale est trop centralisée. » Il faut un partage des compétences plus local. Il faut initier une démocratie la plus directe possible au niveau local. Au plus haut niveau, il faut que ce soit le plus participatif possible.

« Avant de penser à une constituante, il faut fédérer du monde. » La journée du Dimanche 5 Juin est à ce titre très importante. Il faut faire les choses dans l’ordre.

«  A Paris, les indignés ont été virés de la place de la Bastille. » Le pouvoir a peur de l’ampleur que le mouvement peut prendre. C’est bon signe. La priorité est de massifier le mouvement.

« Il y a encore des manques au niveau logistique. » Il faut que tout le monde s’investisse. Il faudrait diffuser aussi dans les quartiers défavorisés mais aussi aux paysans (qui peuvent être un appui).

«  Il faut que l’on soit un minimum organisé.  » Il faudrait rapidement que l’on fasse notre première assemblée générale. Il faut que notre mouvement soit un bel exemple d’auto-organisation pour que l’on puisse produire un résultat ensemble.

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